15.07.2009
Montréal (Québec) : analyse des prix de l'immobilier avec la méthode de Friggit
Le Québec, à la différence des autres provinces canadiennes, des autres pays de l’OCDE et de nombreux pays dans le monde, n’a pas connu, à ce jour, de baisse dans les prix de l’immobilier depuis 2000.
L’objet de ce blog est de fournir une analyse quant à la situation de l’immobilier résidentiel au Québec, et de savoir si oui ou non les prix actuels sont surévalués.
Pour cela, la méthode développée par J. Friggit va être utilisée (voir fin de la note pour une présentation de la méthode et des sources). J. Friggit travaille au sein du Ministère français de l’Ecologie, de l’Energie et du Développement durable et de la Mer. Le principe en est simple : il consiste à comparer, au cours du temps, le coût d’un bien immobilier par rapport aux revenus disponibles, en fixant une date de référence. Cette méthode, appliquée à la France, les USA et le Royaume-Uni, a permis de montrer l’existence d’une bulle, et donc d’une surévaluation, dans le marché immobilier résidentiel pour ces pays. Les résultats sont présentés sur cette page :
http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.p...
Il faut choisir le paragraphe « 1.1 Graphiques sur longue période », et cliquer dessus pour pouvoir visionner le fichier « graphactu.doc » :
http://www.adef.org/statistiques/graphactu.doc
Le graphique comparant la situation des 3 pays est en page 2 et correspond à la figure 2.2. Il est repris ci-dessous.
Tant que l’indice est égal à 1, le coût et les revenus disponibles varie de manière identique. Entre 0,9 et 1,1, on considère que cette variation est normale (« Tunnel de Friggit »). Si l’indice augmente et s’éloigne beaucoup de 1, alors on a un accroissement des prix immobiliers beaucoup plus rapidement que celui des revenus disponibles : une bulle se forme. Sur le graphique ci-dessus, les bulles immobilières sont très bien visibles, ainsi que leur éclatement (la valeur de l’indice redescend).
Le cas du Québec est présenté ci-dessous. Pour cela on a utilisé le prix des maisons de Montréal :
Sur cette figure apparaissent les éléments suivants :
- une évolution normale entre 1980 et 1985 (l’indice varie entre 1,1 et 0,9)
- la bulle ayant culminé en 1989 (commencée en 1985 et terminée en 1995), l’indice ayant atteint 1,3
- une évolution normale entre 1995 et 2002 (l’indice varie entre 1 et 0,9)
- une forte hausse de l’indice depuis 2002, celui-ci valant 1,7 en 2009 !
Aussi, en comparant le Québec avec la France, les USA et le Royaume-Unis, on ne peut qu’être frappé par les similitudes : la bulle observée au Québec entre 1985 et 1995 est aussi présente, comme celle qui démarre en 2000.
On peut donc conclure qu’il y a bel et bien une bulle immobilière actuellement sur le marché immobilier des maisons à Montréal. Par extension, il aisé de conclure que cette bulle immobilière, eu égard aux évolutions observés dans la province de Québec, s’étend à toute celle-ci, même si l’amplitude est plus forte dans les centres urbains.
La question à 100$ est maintenant de savoir quand elle éclatera…! Et si, même avec la baisse des taux hypothécaires, c’est le meilleur moment d’acheter à gros prix…
Si vous souhaitez être informé des mises à jour du site, envoyer votre email à : immo_quebec@yahoo.fr
Si vous trouvez pertinente cette analyse, merci de faire connaître ce blog !
Siegfried Brunhild
Présentation de la méthode
L’Indice du prix des maisons rapporté à l'indice du revenu disponible moyen canadien après impôt - base 1980, noté Ipm, est calculé comme suit :
Ipmrd (t) = Ipm (t) / Ird (ta)
Avec :
Ipm (t) : Indice du prix des maisons à un instant t
Ird (ta) : Indice du revenu disponible moyen canadien après impôt une année donnée ta
Ipm (t), l’ Indice du prix des maisons, est calculé comme suit :
Ipm (t) = pm (t) / pm (1980)
Avec :
pm (t) : prix des maisons à un instant t, en dollars courants
pm (1980) : prix des maisons en 1980, en dollars courants 1980
Ird (ta), l’Indice du revenu disponible moyen canadien après impôt, est calculé comme suit :
Ird (ta) = rd (ta) / rd (1980)
Avec :
rd (ta) : revenu disponible moyen canadien après impôt une année donnée ta, en dollars courants
rd (1980) : revenu disponible moyen canadien après impôt en 1980, en dollars courants 1980.
rd (ta) et rd (1980) ont été calculés à partir de la tendance à long terme des valeurs annuelles de revenu disponible moyen canadien après impôt. Un ajustement linéaire a été réalisé, le coefficient de corrélation R2 valant 0,93.
On notera que comme Ipm (t) et Ird (t) sont exprimés en dollars courants, leur ratio valant l’indice Ipmrd (t) revient à être calculé avec des dollars constants. Les effets de l’inflation sont supprimés, et la position d’équilibre vaut toujours 1 (un) pour l’indice Ipmrd (t), quelque soit la date.
Source des données
Prix des maisons à Montréal : Fédération des chambres immobilières du Québec et Chambre immobilière du Grand Montréal.
Indice des prix à la consommation : Statistiques Canada
Revenu moyen après impôt : Statistiques Canada
21:17 | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : friggit, immobilier, prix, quebec, montreal, bulle






Commentaires
Bonjour,
Bravo pour l'analyse.
Ces résultats représentent ce que je ressens depuis plusieurs années. Cependant, l'augmentation des prix perdure et je ne comprends pas. Cela mets mes nerfs à rude épreuve. J'attends avant d'acheter. Janvier est ma date ultime.
J'aurais aimé lire la suite. Est-ce qu'avec le faible taux hypothécaire, c'est le moment d'acheter ?
Personnellement, j'en doute. Acheter trop cher même à petit taux, même avec un taux à zéro, s'il y a une baisse de 25% de la valeur dans un an on perd une fortune.
J'ai aussi des questions:
Nous avons un boum dans la construction depuis quelques années. Nous sommes sur une démographie descendante ou au mieux stable. Le taux d'inoccupation des logements est bas.
Alors, qui achète toutes ces maisons et logements nouvellement construit ? On dirait que la population explose en nombre.
Allons-nous vers un inventaire de maisons et logements supérieur aux besoins ? Si oui, on sait ce qu'il arrive lorsque l'offre est plus grande que la demande. Puis je ne vous parle pas du fait que le nombre de retraités va croitre donc le revenu disponible moyen décroître.
Quand tout va tomber, ça va tomber longtemps.
J'aimerais bien avoir des avis là dessus. Quand acheter une maison est une de mes très grande préoccupation.
En passant je me méfie des articles faits par la SCHL et les courtiers en immeuble. Ce n'est pas dans leur intérêt de dire que la catastrophe est imminente.
Écrit par : Clermont | 16.07.2009
Jusqu'en avril 2009, la Banque du Canada a baissé son taux directeur afin de soutenir l'économie face à la crise. Ceci permet de diminuer les taux d'intérêt et d'augmenter la capacité d'endettement des ménages. En praralléle, les entreprises ont licencié afin de conserver de bons résultats. La situation économique est bonne au Québec grâce à cet encouragement à l'investissement. Le Canada est sorti de récession au seconde trimestre.
Mais... la Banque du Canada ne peut plus diminuer le taux directeur puisqu'il a atteint le seuil minimal, et le chômage continue sa pregression. Les ménages commencent à prendre conscience de l'aspect spéculatif de l'immobilier. Même si l'immobilier monte toujours sur le très long terme, rien ne justifie les telles augmentations de cette derniére décennie : ni l'inflation, ni la démographie, ni la hausse des revenus, ni la rénovation des logements. La chute des ventes se confirme. Le Québec a une capacité de résistance face aux crises, mais ça ne dure pas éternellement.
Écrit par : Montréal | 30.07.2009
Il est dommage qu'ils ne s'en soient pas aperçus plus tôt. Comme toujours, les plus "nettoyés" sont ceux qui ont moins d'argent, achètent seuls des condos riquiquis à des prix délirants.
Tout le monde continue de vivre à crédit, y compris les gens qui n'ont aucune sécurité d'emploi = les méga-entreprises et les banquiers se goinfrent et les transactions toujours aussi peu régulées.
Mais il n'y a pas que l'immo : les gens de Nortel par exemple, convaincus par ces beaux parleurs de jouer aux petits investisseurs et qui se retrouvent trucidés par les véritables actionnaires.
Et je me souviens des annonces, salopardes : "enrichissez-vous dans l'immobilier ; faites TOUT payer à vos locataires.
Je vois partout des gens qui pleurnichent sur le fait qu'ils ne peuvent pas acheter : mais tous les locataires sont rincés, même dans les quartiers "moins convoités".
Bulle, il y a.
Les pouvoirs publics devraient baisser de 25 pour cent les loyers qui ont augmenté inconsidérément : la spéculation s'arrêterait immédiatement, puisque c'est le tarif de la location qui détermine le prix de vente.
Écrit par : BOUH | 23.10.2009
en réponse à Clermon, qui ne sait pas s'il doit acheter et qui se donne une date butoir de janvier.... depuis 35 ans je suis agent immobilier, j'ai vécu les hauts et les bas de l'immobilier depuis 1975....
Si vous êtes à logement, vous faites actuellement les paiements hypothécaires de votre propriétaire.
Donc pour répondre à votre question, oui vous vous devez d'acheter.
Quand devez-vous acheter? Le plus tôt possible. En effet les taux d'intérêt sont à leur plus bas et le marché ne baissera pas de 25% en un an.
Comment? Si vous répondez oui aux questions suivantes vous êtes capable d'acheter....
Avez-vous une mise de fonds de 10% ....
Avez-vous un budget bien établi de votre capacité à payer... Faites-vous vos paiements de façon régulière et sans aucun retard...
Quelque soit la phase d'un marché immobilier, bulle immobilière ou non... vous devez vous loger, vous nourrir et vous vêtir... ce sont des besoins primaires.
S'il y a un crash en bourse vous perdez tout, et souvent il vous est impossible de vous refaire, si non cela peut prendre des années voir 10, 15 ou 20 ans...
En immobilier, s'il y a un ajustement à la baisse, nous perdons un profit anticipé, nous ne perdons pas toute la maison et l'on ne perds pas nécessairement notre capital durement gagné... Comme vous continuez à habiter votre maison, tout reste pareil, c'est sur papier que la valeur s'ajuste et non dans la réalité, vous conservez vos droits de propriété et êtes toujours propriétaire. Si vous devez vendre, il vous reste toujours une valeur, bien que votre profit soit moindre, vous ne perdez pas tout comme nous le constatons dans les marchés boursiers.
Si vous achetez selon votre capacité, si vous rénovez, vous pourrez ensuite refinancer et avec votre équité, acheter votre deuxième résidence tout en gardant la première que vous louerez évidemment.... L'immobilier sera toujours une valeur sur mais attention de ne pas tomber dans le piège du gros château, trop vite....
Quelque soit votre décision, elle sera sans doute la bonne pour vous...
Écrit par : Micheline Simpson | 22.12.2009
Bonjour Madame Micheline. Merci de vos commentaires. Je les apprécie beaucoup. Cependant, j'ai fait une toute autre analyse que vous. Premièrement, je ne vois pas la différence entre des actions et l'immobilier. Des actions surtout de marché (ETF) ou des fonds ça ne fait pas faillite. On ne perd jamais tout. Si on achète trop cher et que l'on revende lorsque c'est bas, il y a perte. C'est la même chose avec l'immobilier, même une maison. Je dirais même que c'est pire. C'est comme acheter des actions sur une marge de crédit. On perd sur l'argent des autres et on devra payer une hypothèque qui peut être supérieure à la valeur de la maison. Les États unis, l'Espagne ... sont remplis de preuves en ce sens. Moi, je crois fermement que le marché est en bulle. De plus, les canadiens se sont endettés à des niveaux record en suivant vos principes, pour acheter des maisons. Jim Flaherty le Ministre des finances commence à s'en rendre compte. http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/279896/endettement-ottawa-veut-limiter-l-acces-a-la-propriete Quand un Ministre le dit publiquement c'est qu'il est déjà trop tard, le mal est fait, le lobby pour le faire taire est fort. La SCHL assure n'importe quoi et les banques subventionnent encore le 5% requis par la SCHL moyennant une légêre augmentation du taux d'intérêt. C'est similaire au subprime. Les consommateurs achètent sans mise de fonds.
La SCHL se retrouvera dans le même cas que Freddie Mac et Fannie Maie. On ne le sais pas encore car la SCHL n'est pas à la bourse, c'est le gouvernement fédéral qui paye, retour sur Flaherty. De plus, je crois que le nombre effarant de constructions depuis ces dernières années est dû au fait que plusieurs logements (maisons comprises) sont occupées par des personnes seules. L'acroissement des valeurs et le grand nombre de divorces ont forcé la donne. Un revirement et vous verrez les personnes revivre à deux. Le nombre de logements libres explosera et le prix s'ajustera à des valeurs correspondant à la capacité de payer, à une juste inflation. Je sens que la baisse, la vrai, va débuter très bientôt. Je diffère donc mon intention d'achat. Ma décision est prise. Merci beaucoup de vos commentaires je les ai vraiment apprécier. Je serais heureux d'entendre les autres. Je me fie beaucoup sur les commentaires des autres pour m'aider à apprécier une situation. Clermont
Écrit par : Clermont | 22.12.2009
Bonjour Siegfried,
Très intéressante votre analyse!
A partir de cette analyse (méthode de Friggit), est-il possible de quantifier la surévaluation actuelle (en pourcentage) dans le prix des maisons?
Merci
Écrit par : Daniel | 07.01.2010
Bonjour
D'abord, j'aimerais féliciter Siegfried pour cette analyse et aux autres qui ont amené des arguments pertinents dans ce blog.
Je suis un jeune professionnel et j'ai une toute autre formation que l'économie, mais je suis très familier avec les chiffres. Cette analyse est éclairante, et j'en conlcus selon les tendances que nous allons accueillir très bientôt un plateau du prix des maisons et une bulle immobilière qui va se dégonfler. Par contre, il y a des données implicites dans ces graphiques, soient les taux d'intérêt et le salaire moyen, qui manquent pour répondre à la simple question: est-ce le temps d'acheter une première maison?
Pour moi, le prix des maison est d'une certaine façon virtuel, simplement parce que je ne suis pas un investisseur, mais plutôt un travailleur qui veut savoir combien d'argent sort de ses poches à chaque mois.
Les taux d'intérêt jouent un rôle crucial dans ce schéma numérique. Leur hausse permettra sans doute la stabilisation des prix. Par contre, une hausse d'intérêt implique une hausse du coût de l'hypothèse et par conséquent, pour un prix de maison fixe, une augmentation de la bulle si le salaire moyen n'augmente pas. Nous sommes en crise économique! Je comprends donc que la seule façon à court terme de faire descendre la bulle immobilière serait que le prix des maisons descende, ce qui est, selon le graphique ci-haut, improbable. La bulle devrait donc continuer de monter un peu, jusqu'à ce que les prix des maisons et les taux d'intérêts atteignent un plateau et que les salaires augmentent. Ai-je raison?
Mais cela ne répond pas encore à ma question: est-ce le temps d'acheter une première maison?
Malheureusement je ne peux pas faire de bond de 10 ans en arrière et acheter à la moitié du prix une propriété sur l'île de Montréal. Je pourrais écouter les conseils de mon cher agent d'immeuble et acheter sans soucis, mais je compte faire une analyse plus poussée. Si j'achète maintenant, je sais que mon salaire va continuer d'augmenter avec l'inflation et par conséquent, les premières années seront difficiles, mais à un certain moment je prendrai le dessus. Si j'attends quelques années, je ne suis pas si certain d'avoir un avantage car le paiement d'hypothèque sera environ le même, considérant une situation économique stable (c-à-d, prix maisons et taux stables). Par contre, dans un cas où l'autre, combien aurai-je payé ma maison en réalité, compte tenu de l'intérêt total payé au bout de 25 ans?
Je crois comprendre que si j'achète avant la montée des taux d'intérêts, je vais bénéficier d'un peu de répit. Par contre, si j'attends quelques années, je vais acheter lorsque l'économie va se stabiliser. À regarder à quelle vitesse a monté la bulle dans laquelle on se situe, je dois vous avouer que ça fait peur! Comment va-t-on la freiner? Jusqu'à combien devront nous monter les taux? Si j'achète à gros taux et au même prix que maintenant, je serai très perdant, surtout les premières années….
Il y a aussi l'option d'attendre plusieurs années jusqu'à la prochaine bulle immobilière en 2025, et acheter juste avant que ça monte. C'est sûrement le temps idéal pour acheter! Par contre, combien vais-je perdre d'argent dans un loyer?
J'en conclus donc que j'aurais dû être né il y a 10 ans!!! Comme cela j'aurais acheté dans le bon moment. Peut-être est-ce une opinion désillusionnée, mais je pense que le cycle immobilier privilégient certaines générations. Toujours est-il que je reste avec un goût amer de la situation immobilière actuelle, parce cela ne profite qu'aux agents d'immeuble et aux banques, et surtout que je n'ai pas les moyens de faire ce que d'autres font depuis 10 ans avec la moitié de mon revenu.
J'aimerais bien vos commentaires!!
Salutations!
Écrit par : Bouchard | 25.01.2010
Bonjour,
Moi ma lecture c'est que les maisons vont baisser comme c'est le cas ailleurs dans le monde.
Je ne crois pas que les salaires vont monter et si le taux croit alors l'abordabilité des maisons ne pourra êtes maintenue que par la baisse du coût des maisons.
Écrit par : Sidoine | 25.01.2010
Oops! Je voulais dire: Conclusion: j'aurais dû naître 10 ans plus tôt!!! (et non il y a 10 ans)
Écrit par : Bouchard | 27.01.2010
[message édité - contenu inapproprié retiré]
Bonjour,
À la lumière de ce que j'ai pu lire de tous vos commentaires, je conclus que vous etes tous des gens qui vous donnez des raison de ne pas acheter. Même si il y a bulle immobilière et que le marché s'effondre de 10 voir 15% (10 à 15% sont des données beaucoup plus réaliste... ). Vous n'avez pas compris que l'achat d'une maison n'est pas un investissement en soi, mais bien l'achat d'une qualité de vie, d'une tranquillité et qu'au bout du compte, si vous avez payé votre maison 20 000 ou 30 000 $ trop cher à comparer si vous aviez attendue 5 ou 6 ans voir que le marché se calme, vous avez perdue tout ce temps précieux à la solde d'un propriétaire qui lui, à remboursé avec votre argent son prêt ! Le temps que vous perdez à analyser le marcher et à vous poser 56 000 questions, ça ces de l'argent en criss !
J'ai acheté une propriété avec ma conjointe il y a 1 1/2 ans et ma conjointe et moi étions au courant qu'il y aurait peut-être baisse dans les prochaines années.... Nous en sommes venue à la conclusion que si le marché baissait c'est parce que les taux monterai et que, au bout du compte, le paiement mensuelle resterait approximativement le même. Alors à quoi bon attendre..... pour en donner plus au banques ! non merci !
La seul chose que je peux dire à ceux et celles qui veulent acheter maintenant, geler vous un taux pour au moins 5 ans et l'économique que vous allez faire avec ce taux (puisque vous allez rembourser plus de capital) reviendra au même que d'acheter dans 5 ans.
Il y a un seul point sur laquelle je suis d'accord avec certains, ce sont les conseil de la SCHL. En effet, 32% du salaire brut consacré au paiment des frais totaux relié à la maison est démesuré ! S'en tenir à des ratios de 20 à 24% sont beaucoup plus raisonnable et ce, si vous n'avez pas d'enfant. Sinon, il faut aller en dessous de 20% pour arriver !
Salutations,
Rénald
Écrit par : RÉNALD | 29.01.2010
M. Rénald,
Le revenu moyen par ménage à Montréal était de 82 838$ en 2005, tout arrondissement confondu. Pour pousser votre analyse, une fraction de 20% de ce montant correspond à 1380$ par mois. Si on cosidère les taxes et les frais de condos/entretien (environ 350$ apr mois), ce montant correspond à une hypothèque d'environ 190 000$ (25 ans, 4%). De plus, le prix moyen d'une maison en 2009 était de 248 157$ alors que pour un condo il était de 220 625$. Donc, vous avez raison, nous sommes très pauvres!!!! Les ménages Montréalais n'ont plus les moyens d'habiter chez eux, sauf bien sûr les riches.
Écrit par : Bouchard | 30.01.2010
Bonjour M. Rénald,
Regardons mieux ce que vous nous proposez:
Vous nous proposer d'acheter une maison pendant que le marché est le pire au Canada et ce, de tous les temps. Qu'actuellement parmi plusieurs pays industrialisés le prix des maisons canadiennes soient les moins abordables.
http://tbonemitch.blogspot.com/2010/01/limmobilier-residentiel-canadien-parmi.html
Je crois aussi que la qualité de vie ne porte pas que sur la maison. Il y a les restaurants, la voiture, les voyages, les sorties, la famille... si l'on mets tout sur la maison, la qualité de vie sera t-elle là ? Comme vous voyez c'est une question de point de vue et de priorité.
Je crois qu'un tien vaut mieux qu'équité tu auras. Le prix des maisons montera à l'infini bien plus vite que la capacité de payer (notre paye) ... est un euphémisme. Une fable populaire.
Lorsque l'on parle des américains et la crise des subprimes, on les injurent en disant qu'ils ne savaient pas compter. Est-ce qu'acheter maintenant au Canada c'est faire mieux ?
Il est abérant que le prix des maisons augmentent de cette façon, c'est un bien essentiel, la SCHL nuit aux canadiens, ce n'est pas l'immigration et notre taux de fécondité phénoménal qui est la cause de la rareté. On est un peuple qui vit seul dans sa maison. En période de crise cet état de fait pourrait changer et imaginez les suites sur l'immobilier.
Une équité négative, un maison vallant moins que son hypothèque, cela existe de plus en plus dans le monde. Regardez les Riches de Dubaï qui viennent d'éviter la faillite.
L'abordabilité des maisons actuellement est fournie par un taux d'intérêt très bas. C'est lui qui alimente la bulle en faisant souffler le prix des maisons. Si j'achète la maison de mes rêves actuellement le prix payés sera fixé et les frais d'intérêt croîtrons à coup sûr. Historiquement, il ont été rarement si bas. J'aurai donc à ce moment une maison non abordable sur les bras.
Je crois que les riches sont ceux qui vivent et bénéficient de cette bulle. Je pense aux vendeurs, aux courtiers, aux banquiers, aux agents d'assurances ... Les acheteurs actuels qui entrent dans la danse seront les futurs pauvres. Les plus frustrés sont ceux qui grognent quand le peuple s'ouvre les yeux car ils craignent de voir leur mine d'or s'épuiser.
Je crois qu'acheter une maison, un condo ... est un choix personnel. Je ne saurais que recommander d'acheter plus petit et d'attendre un peu pour acheter la maison de ses rêves. Il faut vivre mais en fonction de ses moyens.
En passant, je ne suis pas pauvre, je peux acheter la maison de mes rêves excessivement facilement, surtout que les banques prête sans mise de fond. Si je suis riche c'est que j'ai toujours réfléchi avant d'acheter. Actuellement, je réfléchis aux effets de mes gestes.
M. Rénald, j'invite vos clients à en faire autant.
Écrit par : sidoine | 30.01.2010
Bonjour M.Sidoine
Avant de répondre à votre à votre intervention, je dois dire que vous avez d'excellentes sources d'informations très intéressantes et que vos fables et citations me plaisent énormément. Je suis entièrement d'accod avec vous sur le fait que, dans l'état actuelle des choses, pour ceux qui veulent acheter doivent le faire de façon prudente et doivent vivre en fonction de leurs moyens ! Mais cela à toujour été vrai et il le sera encore pour longtemps ! Je suis aussi d'accord sur le fait qu'achteter la maison de ses rêves dans le marché actuelle n'est peut être pas une bonne idée. Mais je crois aussi qu'acheter la maison de ses rêve n'est jamais réellement une bonne idée parce que, par définition, c'est la masion de nos rêves, donc innaccessible pour nos moyens. Je suis d'accord avec vous que actuellement, les banques se plaisent à prêter de l'argent à ceux qui veulent la maison de leurs rêves.... c'est malheureux.
Vous avez tout à fait raison aussi en disant que le prix des maisons ne peux augmenter indéfiniment...... il faut donc acheter pour ses besoins et pour esperer y vivre pour plusieurs années, non pour faire ''une passe de cash'' . Là je crois fermemnt que l'investissement en vaut la peine !
Dans la pluparts des interventions, les gens parlent du marché Montréalais... je dois admettre ne pas être trop trop au parfum de ce marché. La résidence que je me suis procuré ma conjointe et moi il y a un ans et demi est à Québec. Sachant que la bonne veille légende qui dit que les salaires de Montréal sont plus élevée qu'à Québec est complètement fausse, je crois que le marché de Québec et ses environs reste abordable ces temps-ci mais qu'effectivement, avec les nouveaux roles d'évaluation municipale, certains agent immobilier s'en donne à coeur joie.......
Salutations,
Rénald
Écrit par : Rénald | 30.01.2010
Bonjour,
Je suis sur le point d'acheter un condo dans Lebourgneuf, à Québec. Dans le même quartier, où on a bâti une centaine d'unités génériques, ma tante a acheté un 4 et demi en 2000. Très exactement le même condo que je veux acheter cette année.
Elle a payé, en 2000 donc, 81 000$. Le prix en 2010 est de 200 000$. Alors chère tante, lui ai-je demandé, tu gagnes donc 2.3 fois le salaire que tu gagnais en 2000? Réponse évident : NON. Le revenu du ménage était de 100 000$ en 2000 alors qu'il est passé à 115 000$ en 2009.
En supposant que le revenu suit le cours normal de l'inflation, on voit qu'il y a une nette séparation avec la hausse de l'immobilier.
C,est donc dire que la proportion du revenu disponible à l'habitation a augmenté de 15 à 20% alors que le prix des habitations à augmenter de plus de 100% sur la même période.
Conclusion: on se fait fourrer par les banques qui prêtent beaucoup trop d'argent aux ménages. En passant, qu'arrivera t'il en 2050 quand la population du Qc aura baissée de moitié? Qui va les acheter, les milliers de condos en trop et les vieux bungalows à Longueil? Je finirai donc de payer mon hypothèque pour m'apercevoir qu'il n'y a plus de marché et que mon condo vaut moins qu'en 2010.
Si un jeune professionnel de 28 ans sans aucune dette et qui a un revenu annuel de 75 000$ par an n'arrive plus à se payer un 4 et demi (construit pour les célibataires), WHO CAN?
Merci
Écrit par : mathieu | 09.02.2010
Bonjour,
Je suis mathématicien et j'ai passé récemment passé beaucoup de temps à analyser le marché, et je suis aussi sur le point d'acheter une propriété. Je trouve que ce blogue est coloré et rempli d'opinions pertinentes, même si parfois elles sont teintées d'émotions. J'essaierai donc de freiner les miennes et de commenter la chose objectivement. J'aimerais vous témoigner les résultats de mon analyse qui est basée sur un modèle mathématique que j'ai développé. Ne vous en faites pas, je possède assez de connaissance en la matière pour modéliser ces données!
Mon modèle est basé sur 2 principes: 1) l'économie est, en moyenne, toujours croissante et 2) l'économie est cyclique. Si vous combinez ces deux principes ensemble (ce que j'ai fait mathématiquement), vous arriverez à modéliser l'évolution du marché à partir du graphique qui est située cette page (prix de maison vs année). La courbe résultante du modèle donne une exponentielle qui valse entre des hauts et des bas, donnant ainsi des périodes de croissance accrues et des plateaux. Ici je définis un "plateau", comme ce que l'on a observé entre 1990 et 2000, et une période de "croissance accrue" comme ce que l'on a observé entre 2000 et 2010. La courbe du modèle colle presque parfaitement aux données du graphique que vous trouverez sur cette page. C'est vraiment surprenant ce que l'on peut faire avec le calcul différentiel!!
Mon modèle calcule que les maisons augmentent en moyennant de 5.3% par an depuis 1980 à Montréal. Ceci est bien sûr en moyenne! Mon modèle prédit que les prix monteront de 3.8% cette année à Montréal, de 2.1% en 2011, de 0.8% en 2012 et connaîtra une baisse de 0.1% en 2013. Chers acheteurs, méfiez-vous de ceux qui veulent faire un immense profit sur leur vente. Si quelqu'un a acheté sa maison il y a 1 an, elle a prit 3.8% de valeur; il y a 2 ans, 9.8%; il y a 3 ans, 18.1%; il y a 4 ans, 29.3%; et 43% il y a 5 ans. Essayez de connaître le prix qui a été payé afin de vérifié si leur marge est raisonnable. Bien sûr, acceptez le fait qu'ils feront du profit, mais consolez-vous en sachant qu'il perdrons ce profit sur leur prochain achat.
Mais encore, nous sommes tous d'accord ici pour dire que nous sommes définitivement en pleine bulle immobilière. Mais cela achève, nous allons vivre un plateau de prix durant les 5-6 ans à partir de 2011 (voir paragraphe précédent). Non seulement les mathématiques le disent, mais les comptes en banques vont nous parler aussi!! Le gens ne pourrons simplement plus se payer une propriété, et c'est déjà le cas!!! Mais tout cela est normal. L'économie est cyclique, les banques s'enrichissent toujours, les pétrolières s'amusent à nous voir enragés, les gens sont opportunistes, on vit des récessions, on fait des grèves pour avoir des augmentations de salaires, et on se compare aux autres villes ou pays. C'est comme cela.
Bref, est-ce le temps d'acheter? Selon moi, je dois acheter selon mes moyens, en conséquence de mon mode de vie actuel, avec l'espace dont j'ai besoin, et pour ma situation que je prévois durer environ 5 ans (dans mon cas). Ce n'est sûrement pas le temps d'acheter ma maison de rêve sur 2 étages!!!
Personne ne peut dire exactement ce que réserve le futur. Il y aura tous les baby boomers qui partiront à la retraite, puis dans des maisons pour aînés. 700 000 emplois disponibles en peu de temps et beaucoup, beaucoup de maisons à vendre, sans compter les Winnebagos!!! Croyez-vous que la population du Québec diminuera? Bien sûr que non!!! La seule solution pour ne pas que notre système s'effondre après la retraite des baby boomers, en plus de supporter les coûts de fonds de retraite et de santé, sera d'ouvrir grandes les portes au Français, Magrebiens et Haïtiens (nous allons vouloir conserver notre langue au Québec!). De toutes façons, c'est bien normal puisque le Québec est une terre d'immigration depuis 1534.
Voilà, c'était mon humble opinion. J'aimerais souhaiter bonne chance à tous!
Hugo
Écrit par : Hugo | 09.02.2010
Merci Hugo de votre commentaire, je dois dire qu'il est rassurant avec tout ce qui peut se dire en ce moment au sujet de la bulle immobilière. Pour ma part, étant très loin d'être mathématicienne, il m'est difficile d'évaluer et de comprendre les aléas du marché tout en étant détachée émotivement!
Heureusement qu'il y a des «matheux» ;-) pour ramener les «émotifs» comme moi sur terre!
Écrit par : Mama Zen | 18.02.2010
Waw, j'adore votre site, grand merci pour ces idées, et notez en 1er lieu que je suis pleinement d'accord avec vous ! Permettez-moi d'insister, oui votre article est excellent, je songeais à tout ça en plus l'autre jour. C'est mon tout 1er commentaire ici et je reviendrai avec plaisir sur ce blog !
Écrit par : Immobilier Hyères | 19.06.2010
Bonjour tout le monde,
Il y a déjà un bon moment que plusieurs d'entre vous n'ont pas écris de commentaires sur l'évolution des prix en immobilier au Québec......(fevrier 2009). La raison est simple: je crois que les récentes données économique démontre de plus en plus qu'il y a peu de risque que le marché s'effondre et ce, même après, d'une part, qu'un resserrement des règles pour accéder à une propriété n'ai été mise en place par le gouvernement fédéral et, de l'autre, qu'une augmentation des taux d'intérêt ait eu lieu. Je crois aussi que, à la lumière de nouvelles données économiques (crise en europe et Grec, économie américaine fragile, endetement des états, etc....) , il est claire que les taux d'intérêt n'augmenteront pas de si tôt ...... Alors je vous pose la question messieurs : Ce site clame qu'il y a bulle au Québec depuis déjà un bon moment...... mais qu'est ce que ça va prendre pour la peter cette prétendue ''bulle'' ?
Je suis désolé de peter votre balounne tout le monde mais, si vous avez passé à coté du bateau ces dernières années à vous entêter et vous conveincre qu'il y a bulle et qu'il était préférable d'attendre avant d'acheter..... vous vous etes trompé et maintenant vous devez payer beaucoup plus cher pour une maison qu'il y a quelques années......
a+
Pierre l'Heureux et confiant propriétaire
Écrit par : RÉNALD | 22.06.2010
En effet M. Rénald, le blog est silencieux depuis quelque temps....
De mon côté, ce qui me cloue le bec est de voir à quel point les prix continuent de monter en flèche et comment je peux de moins en moins me permettre ce qu'il y a sur le marché!! Et ce malgré que je fasse un salaire largement au-dessus de la moyenne et que contrairement à "certaines" personnes qui travaillent à commission, j'apporte réellement quelque chose à la société. Puisque je viens à peine de finir mes études, je n'ai qu'un maigre cash down, et donc je fais partie de ceux qui veulent attendre que ça se calme avant "d'embarquer" dans le marché. Malheureusement je constate que ce n'est pas le cas et que la machine immobilière est en pleine vitesse. Alors que faire?
C'est très simple: je vais attendre de trouver quelque chose dans mes moyens, ça prendra le temps que ça prendra. Les maisons augmentent actuellement de 6% par an, alors que les loyers moins de 3%. Alors je resterai en loyer, car de toutes façons je ne crois pas qu'une maison soit un "investissement", vu les taxes et les frais de crédit que l'on paye au bout du compte, c'est-à-dire au moins le double du prix que vous payez. Je ne vais sûrement pas non plus m'embarquer dans un embargo financier sous prétexte qu'il faut me dépêcher d'acheter parce qu'un jour plus rien ne sera abordable. Si tel est le cas, je quitterai Montréal un point c'est tout et je ne serai pas le seul. Il y a d'autres endroits au Québec où il fait bon vivre sans avoir à déménager dans un quartier crasseux pour arriver à la fin du mois. Je parle bien sûr des agents immobiliers qui tentent désespérément d'y vendre des condos en faisant croire que vous êtes dans un quartier paisible alors qu'à quelques rues, vous avez de la prostitution, de la dope et des vagues de vols, sans compter M. Chose qui boit de la 50 toute l'après-midi sur sa galerie.
Et si vous voulez vraiment rester dans un quartier paisible... Eh bien je pense qu''il faut être débile pour acheter une maison et mettre la moitié de son salaire sur l'hypothèque, les taxes et les frais. Il y a d'autre chose à faire dans la vie que de rester chez eux à écouter la télé à l'air climatisé. Et en plus, pensez à ce qui va arriver quand les taux vont monter!!! Même si c'est dans 3 ans, je ne veux pas revivre ce que mes parents ont vécu dans les années 80. Donc M. Rénald, mettez cela dans votre agenda d'agent d'immeuble: ma conclusion est celle-ci: si les gens veulent embarquer dans ce délire, c'est leur problème. Tôt ou tard les choses finiront par rentrer dans l'ordre.
Écrit par : Pignon | 22.06.2010
"Français, Magrebiens et Haïtiens (nous allons vouloir conserver notre langue au Québec!). De toutes façons, c'est bien normal puisque le Québec est une terre d'immigration depuis 1534."
Vous ne croyez pas si bien dire et vous devriez regarder dans le dictionnaire pour savoir que les Magrébiens n'existent pas.
En outre, en ce qui concerne les Haïtiens, par exemple, on ne peut pas dire que ce sont eux qui achètent en masse des maisons, ni d'ailleurs les gens d'Afrique du Nord dans leur majorité.
Les Français certes, sont présent sur le marché, mais pas dans tous les quartiers. En outre, une majorité des Français qui viennent retournent chez eux, et revendent s'ils ont acheté.
Par ailleurs, si les élites économiques nous font en choeur ce beau concert en faveur de l'immigration depuis des années, alors qu'environ 25 pour cent de gens sont au BS, chômeurs, partiels ou totaux, il faut peut-être se méfier un peu, ou au moins, se poser certaines questions.
L'économie, contrairement à ce que certains semblent penser, ce n'est pas de la simple arithmétique.
Écrit par : Bob | 21.03.2011
Est-ce-que ce serait possible d'avoir des tableaux et graphiques plus à jours ?
Merci !
Écrit par : RÉNALD | 17.06.2011
Effectivement, si l'auteur de ce blog est toujours actif, il serait fort intéressant d'avoir une mise à jour sur la situation.
Salutations!
Écrit par : jmikep | 11.07.2011
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