06.11.2009
Ville de Québec : analyse des prix de l'immobilier avec la méthode de Friggit
Mise à jour du graphique principal le 15 octobre 2010
Voilà, le graphique principal a été mis à jour, après presque 1 an... Pas de différence dans l'évolution par rapport à il y a 1 an. Toutefois, pour l'agglomération de Québec, il faut noter qu'après une forte augmentation du volume des ventes au printemps 2010, une forte baisse a été constatée dans le volume en septembre 2010 par rapport à septembre 2009 (-27% dans le nombre d'unités vendues globalement et -33% pour les unifamiliales). Néanmoins, le chiffre d'affaire global de janvier à septembre 2010 est identique à celui de janvier à septembre 2009 (à 1% près). Il sera donc très intéressant de voir si la tendance baissière dans le volume des ventes observée en septembre 2010 se poursuivra dans les mois à venir.
Prochainement, la présentation de l'évolution des prix pour les prcohaines années pour tenter de savoir s'il vaut mieux acheter maintenant, ou attendre...
Voici l'analyse de l'évolution des prix des maisons dans l'agglomération de la Ville de Québec. La même méthode que celle utilisée pour la ville de Montréal a été utilisée. Pour les détails techniques de la méthode, on se reportera à la précédente note publiée :
http://bulle-immo-quebec.hautetfort.com/archive/2009/07/1...
Rappel de l'interprétation des résultats :
Tant que l’indice est égal à 1, le coût et les revenus disponibles varie de manière identique. Entre 0,9 et 1,1, on considère que cette variation est normale (« Tunnel de Friggit »). Si l’indice augmente et s’éloigne beaucoup de 1, alors on a un accroissement des prix immobiliers beaucoup plus rapidement que celui des revenus disponibles : une bulle se forme.
Voici le cas de l'agglomération de la Ville de Québec (avec le cas de Montréal, présenté dans la précédente note) :
Sur cette figure apparaissent les éléments suivants :
- une très bonne corrélation dans l'évolution de l'indice de Québec par rapport à celui de Montréal
- une évolution normale entre 1995 et 2002 (l’indice varie entre 1 et 0,9)
- une forte hausse de l’indice de Québec depuis 2002, celui-ci valant 1,6 en 2009 !
On peut donc en conclure que le phénomène de bulle observée à Montréal l'est aussi dans la ville de Québec.
Si vous souhaitez être informé des mises à jour du site, envoyer votre email à : immo_quebec@yahoo.fr
Si vous trouvez pertinente cette analyse, merci de faire connaître ce blog !
Siegfried Brunhild
Source des données
Prix des maisons à Québec : Canadian Real Estate Association et Chambre immobilière de Québec.
Indice des prix à la consommation : Statistiques Canada
Revenu moyen après impôt : Statistiques Canada
17:57 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : friggit, immobilier, prix, quebec, montreal, bulle
15.07.2009
Montréal (Québec) : analyse des prix de l'immobilier avec la méthode de Friggit
Le Québec, à la différence des autres provinces canadiennes, des autres pays de l’OCDE et de nombreux pays dans le monde, n’a pas connu, à ce jour, de baisse dans les prix de l’immobilier depuis 2000.
L’objet de ce blog est de fournir une analyse quant à la situation de l’immobilier résidentiel au Québec, et de savoir si oui ou non les prix actuels sont surévalués.
Pour cela, la méthode développée par J. Friggit va être utilisée (voir fin de la note pour une présentation de la méthode et des sources). J. Friggit travaille au sein du Ministère français de l’Ecologie, de l’Energie et du Développement durable et de la Mer. Le principe en est simple : il consiste à comparer, au cours du temps, le coût d’un bien immobilier par rapport aux revenus disponibles, en fixant une date de référence. Cette méthode, appliquée à la France, les USA et le Royaume-Uni, a permis de montrer l’existence d’une bulle, et donc d’une surévaluation, dans le marché immobilier résidentiel pour ces pays. Les résultats sont présentés sur cette page :
http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.p...
Il faut choisir le paragraphe « 1.1 Graphiques sur longue période », et cliquer dessus pour pouvoir visionner le fichier « graphactu.doc » :
http://www.adef.org/statistiques/graphactu.doc
Le graphique comparant la situation des 3 pays est en page 2 et correspond à la figure 2.2. Il est repris ci-dessous.
Tant que l’indice est égal à 1, le coût et les revenus disponibles varie de manière identique. Entre 0,9 et 1,1, on considère que cette variation est normale (« Tunnel de Friggit »). Si l’indice augmente et s’éloigne beaucoup de 1, alors on a un accroissement des prix immobiliers beaucoup plus rapidement que celui des revenus disponibles : une bulle se forme. Sur le graphique ci-dessus, les bulles immobilières sont très bien visibles, ainsi que leur éclatement (la valeur de l’indice redescend).
Le cas du Québec est présenté ci-dessous. Pour cela on a utilisé le prix des maisons de Montréal :
Sur cette figure apparaissent les éléments suivants :
- une évolution normale entre 1980 et 1985 (l’indice varie entre 1,1 et 0,9)
- la bulle ayant culminé en 1989 (commencée en 1985 et terminée en 1995), l’indice ayant atteint 1,3
- une évolution normale entre 1995 et 2002 (l’indice varie entre 1 et 0,9)
- une forte hausse de l’indice depuis 2002, celui-ci valant 1,7 en 2009 !
Aussi, en comparant le Québec avec la France, les USA et le Royaume-Unis, on ne peut qu’être frappé par les similitudes : la bulle observée au Québec entre 1985 et 1995 est aussi présente, comme celle qui démarre en 2000.
On peut donc conclure qu’il y a bel et bien une bulle immobilière actuellement sur le marché immobilier des maisons à Montréal. Par extension, il aisé de conclure que cette bulle immobilière, eu égard aux évolutions observés dans la province de Québec, s’étend à toute celle-ci, même si l’amplitude est plus forte dans les centres urbains.
La question à 100$ est maintenant de savoir quand elle éclatera…! Et si, même avec la baisse des taux hypothécaires, c’est le meilleur moment d’acheter à gros prix…
Si vous souhaitez être informé des mises à jour du site, envoyer votre email à : immo_quebec@yahoo.fr
Si vous trouvez pertinente cette analyse, merci de faire connaître ce blog !
Siegfried Brunhild
Présentation de la méthode
L’Indice du prix des maisons rapporté à l'indice du revenu disponible moyen canadien après impôt - base 1980, noté Ipm, est calculé comme suit :
Ipmrd (t) = Ipm (t) / Ird (ta)
Avec :
Ipm (t) : Indice du prix des maisons à un instant t
Ird (ta) : Indice du revenu disponible moyen canadien après impôt une année donnée ta
Ipm (t), l’ Indice du prix des maisons, est calculé comme suit :
Ipm (t) = pm (t) / pm (1980)
Avec :
pm (t) : prix des maisons à un instant t, en dollars courants
pm (1980) : prix des maisons en 1980, en dollars courants 1980
Ird (ta), l’Indice du revenu disponible moyen canadien après impôt, est calculé comme suit :
Ird (ta) = rd (ta) / rd (1980)
Avec :
rd (ta) : revenu disponible moyen canadien après impôt une année donnée ta, en dollars courants
rd (1980) : revenu disponible moyen canadien après impôt en 1980, en dollars courants 1980.
rd (ta) et rd (1980) ont été calculés à partir de la tendance à long terme des valeurs annuelles de revenu disponible moyen canadien après impôt. Un ajustement linéaire a été réalisé, le coefficient de corrélation R2 valant 0,93.
On notera que comme Ipm (t) et Ird (t) sont exprimés en dollars courants, leur ratio valant l’indice Ipmrd (t) revient à être calculé avec des dollars constants. Les effets de l’inflation sont supprimés, et la position d’équilibre vaut toujours 1 (un) pour l’indice Ipmrd (t), quelque soit la date.
Source des données
Prix des maisons à Montréal : Fédération des chambres immobilières du Québec et Chambre immobilière du Grand Montréal.
Indice des prix à la consommation : Statistiques Canada
Revenu moyen après impôt : Statistiques Canada
21:17 | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : friggit, immobilier, prix, quebec, montreal, bulle







